Parc

Sculpture de l`artiste
Guéganne Doucet



Le 18 octobre 2004

Je suis artiste multidisciplinaire, et j`ai créée une tortue écologique au Campus de l`Université de Moncton en utilisant de la glaise de la rivière Petitcodiac, et d`autres matériaux écologiques comme, des pierres concassées, du riz, des graines de tournesol, des canneberges et du maïs.

La tortue est le totem de la terre et elle l'habite depuis des millions d'années. Dans la mythologie Autochtone, l'Amérique du Nord avait la forme d'une tortue, ils l'avaient même prénommé L`Ile Tortue, démontrant ainsi leur grand respect pour ce reptile sacré. La sculpture était créée autour d'un arbre vivant qui représentait le créateur de toutes choses.

L`expérience de travailler dans la nature fut très positive pour moi, me donnant l'occasion de parler de la condition précaire de la Terre, aux visiteurs, aux artistes et aux personnes qui m`accompagnait dans ce projet,

Nous devons nous questionner sur notre relation que nous avons présentement avec la nature. En tant qu'humain la terre nous a été donnée et nous sommes d'autant plus responsables de maintenir des rapports harmonieux avec la création en évolution. Nous sommes partis intégrante de ce grand univers, de ce magnifique tableau et en tant qu'humain, nous sommes responsables de hausser cette prise de conscience et de développer un lien réel avec la nature. Toute action que nous posons a une réaction sur nous et sur le monde, puisque nous sommes tous liés et ne faisons qu'un.

Nous devons mettre fin aux rituels, aux bavardages et prendre un réel et profond engagement vis-à-vis la vie, montrant ainsi notre respect et notre compréhension du lien qui nous unit tous, de l'être le plus petit au plus gros. Les rapports entre les personnes, ainsi que la relation humains environnement imbibé de respect, nous amèneront à comprendre que la vie est un immense cadeau qu'il nous faut défendre et sauvegarder. Si les humains brisent ce rapport et ce lien, en se croyant au-dessus de toute chose, ils casseront l'unité de la vie et provoqueront l`autodestruction de la planète.

Nous devons renouveler les valeurs qui inspirent la culture Autochtone, celles qui maintiennent les rapports de respect vis-à-vis la communauté et la totalité. Nous devons demeurer intégrés dans ce système corrélationnel essentiel à la nature. Il est temps pour nous de prendre action en apportant les changements nécessaires dans chacune de nos vies et en dénonçant les actions déséquilibrant à la vie. Nous devons travailler à arrêter la détérioration rapide de notre environnement comme l'extinction des plantes, des espèces animales, des réserves forestières, la contamination provoquée par les produits toxiques, etc., et de trouver des solutions de rechange. Nous devons consulter la sagesse humaine qui nous habite tous, afin de ramener à la santé cette terre mère si vivante qui nous donne la vie.

Parmi le peuple autochtone, tout être de la création est sacré et en corrélation. La divinité de la vie est entrelacée dans cette création. En raison d'une foule de facteurs, la vie même est menacée -- la révolution industrielle occidentale, la modernisation rapide,
l` émergence de la globalisation, la distribution inégale de la richesse, consommation excessive, la course à l'acquisition d'armes de destruction massives, militarisation, violence croissante et autres manifestations comme le maintien du patriarcat dans le monde. La création entière gémit. La terre habitée dans sa totalité est affligée, obstruée, pollué, profanée, décimée chaque jour. À tous les jours, elle nous crie sa détresse, est-ce que nous comprenons son message ou l'ignorerons-nous, trop absorbés dans notre quotidien? "La terre est fragile, il nous faut la manipuler avec soin !"

Les politiques économiques globales, actuellement ne reflètent pas les réalités de ce monde d`aujourd'hui: la pauvreté que vivent plus d'un milliard de personnes, et le fait que la plupart des problèmes écologiques globaux proviennent des demandes des pays riches font `la terre.

L'Association acadienne des artistes professionnels du Nouveau-Brunswick et le Parc écologique du millénaire de l'Université de Moncton ont organisé un Symposium Art nature en Acadie 2004 qui a pris place le 5 octobre par un vernissage et l'exposition d'œuvres des neufs artistes participant, à la galerie d'art de l'université de Moncton. Vendredi le 15 octobre 2004, le Symposium ce clôtura par l'exposition des photos des œuvres que ces neufs artistes ont créées dans le parc, suivit d'un vernissage. À chaque jour et à tour de rôle des rencontres avec les artistes à la Galerie d'art ont été organisées. Guéganne, artiste peintre et sculpteur, dont les peintures ont été exposées dans plusieurs pays dont la France, la Belgique, l'Italie, médaillée du mérite et dévouement français de Paris a reçu les gens vendredi le 8 octobre entre 17 heures et 19 heures. Il en fut ainsi pour tous les artistes participants.

Inaugurée en novembre 2002 dans le Parc écologique du millénaire, la première œuvre permanente et croissante d'art nature intitulée Entrée, de l'artiste allemand de renommée internationale Nils-Udo, donnait le coup d'envoi à ce qui sera appelé à devenir au cours des prochaines années un musée à ciel ouvert d'art nature. Le symposium de 2004 se propose d'explorer plus activement cette Entrée inaugurale au plan artistique et théorique.

Le thème Art nature, écologie et société a servi comme guide aux artistes invités ainsi qu'aux théoriciens qui ont participé à une table ronde où s'est controversé les enjeux artistiques, sociaux et écologiques de l'art nature dans nos sociétés, lesquelles sont de plus en plus confrontées à des remises en question, face aux inquiétudes d'une périlleuse crise écologique. Le public a eu également une belle occasion de s` acclimater avec l'art nature.

Le programme du symposium sa déroulé ainsi : huit créations d'œuvres éphémères in sito, et une réalisation, intitulé Absorption, par Francine Larivée, la deuxième œuvre permanente et croissante du Parc écologique.

Guéganne Doucet
Artiste Visuel,
Peintre et Sculpteur
janvier, 2004



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Guéganne Doucet
Native Artist
Artiste Autochtone


 

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Guéganne Doucet


Octobre 18, 2004

I am Aboriginal artist and I participated in a Symposium in the Ecological Park at the Universié of Moncton Campus. I created an ecological turtle, using clay from the Petitcodiac River, and others environmentally friendly materials such as crushed stones, rice, sunflower seeds, Cranberries and corn. I used the rice and other materials to feed the birds and other small animal living in the park, when the sculpture would revert back to nature. The turtle is the totem animal of the earth and it has lived for millions of years. In Aboriginal mythology, the North American Indians named our part of the world Turtle Island because it had the shape of a turtle and by this they also demonstrated their great respect for this sacred reptile. The sculpture was created around a living tree which represented the creator of all things.

The experience of working in nature was very positive for me, giving me the opportunity to talk about the precarious condition of the Earth to visitors, the people and the artists who accompanied me in this project

We must question our relationship that we currently have with nature. As human, the land was given to us and we are responsible for maintaining a harmonious relationship with this creation in evolution. We are an integral part of this great universe and this magnificent earth and as human; we are responsible for raising the awareness and developing a real connection with nature. All actions we take have a reaction on all of us and the world since we are all linked and we are one.

We must put an end to the rituals, to the talks and make a real and deep commitment towards life, showing our respect and understanding of the link that unites us all. We should understand that life is an enormous gift that we must defend and protect. If people break this relationship and this link, believing that we are above all things, this will bring a break with the unity of life and cause the self destruction of the planet.

We must renew the values that inspire most Aboriginal culture, those who maintain relations and respect towards their communities and the Earth. We must remain integrated in this system of social order that is essential to nature. It is time for us to take actions that are necessary and the changes in each of our lives by denouncing the actions that are causing imbalances in our existence. We must work to stop the rapid deterioration of our environment and the extinction of plants, animals, forest reserves, the contamination caused by toxic chemicals, etc., we must find alternatives. We must use our human wisdom to return this earth, our Mother to a more acceptable health, this earth our mother is a living entity that gives us life!

Among the aboriginal people, every living being in creation is sacred and correlate and this divinity of life is intertwined. Due to many factors, life itself is threatened - the western industrial revolution, the rapid modernization, the emergence of globalization, the unequal distribution of wealth, consumption, the race to acquire weapons of mass destruction, militarization, increasing violence and other events such as the maintenance of patriarchy in the world. The entire creation groans and moans. The land inhabited in its entirety is grieving, blocked, polluted, desecrated and decimated every day. The Earth shouts her distress; do we understand her message or just ignore it, are we too absorbed in our daily lives to see and hear her cries? "Perhaps, we should realize how fragile this planet our Earth is: we should handle it with more care!"

The overall economic policies currently do not reflect the realities of this world today: poverty that afflicts over a billion people and the fact that most global environmental problem comes from the demands of rich countries that make the world we live in today almost impossible. L` Association Acadienne des artistes professional du Nouveau Brunswick et the Millennium Ecological Park of the Université of Moncton organized an Art Symposium in Acadia in 2004 which took place on October 5, 2005. The Symposium opened by an exhibition of works by the participating artists in the Art Gallery of the Université de Moncton. At the closing of the symposium, Friday October 15 2004, photographs of all sculptures that were created in the Park were exhibited in the Gallery.

Every day and in turn an encounters with the artists at the Art Gallery were held. Guéganne, painter, sculptor, whose paintings have been exhibited in several countries including France, Belgium, Italy, she also received many honours from different countries in Europe; such as the medal of merit for her dedication to the arts in Paris and many more... Guéganne gave her conference on Friday October 8 between 17 hours and 19 hours. The first permanent work of art a living nature testimonial, entitled Entrance was inaugurated in November 2002 in the Ecological Millennium Park. The German artist of an international renowned, Nils-Udo, gave the kick-off to what is expected to become in the coming years an open-air museum of nature`s art. This 2004 symposium will explore more active Input at the inaugural artistic and theoretical session.

The theme of the Symposium, Nature, Art, Ecology and Society has served as a guide to guest artists and theorists who participated in a roundtable where controversial issues on artistic, social and ecological Art in our societies was intensely discussed, the challenges and the concerns facing a plausible dangerous environmental crisis. The public also had an opportunity to acclimate themselves with Art and Nature. The program for the Symposium was as follows: eight ephemeral creations of works in sito and a realization, entitled Absorption, by Francine Larivée, the second permanent work in the Ecological Park.

Guéganne Doucet
Visual artist,
Painter and Sculptor
January, 2004